Je suis né en 1938 à Mourmelon le grand, près de Reims.
Après le baccalauréat et deux années  d’études « supérieures », ma première activité  fut l’informatique puis je deviendrai peintre “ professionnel “ en 1994.
Dès l’adolescence  la peinture m’attirait plus que le dessin. En particulier je fus rapidement séduit par l'abstraction,
Mes tableaux, sont essentiellement structurés comme des paysages (urbains ou non ).
 Généralement je commence par réaliser des aquarelles ou des gouaches sur papier, ce qui requiert la spontanéité et la rapidité d'exécution. Ensuite ces papiers sont marouflés sur une toile, un carton, ou encore un support en bois, pour devenir le fondement de mes futurs tableaux.
Mes peintures s’élaborent longuement pour en faire surgir le paysage, la figure ou la tâche enfouis dans la matière. Mes tableaux se construisent par états successifs, ils accumulent ainsi les couches enrichies d’une pâte toujours plus dense en prenant du volume et en s’épurant progressivement.

Expositions

J'expose peu . Les principales expositions depuis les années 2000 :
Galerie Gavart-Paris / Galerie Garcia Morito - Alicante - Espagne / Centre Culturel L'escale- Levallois Perret / Chapelle Saint Michel - Roquebrune sur Argens - Var /  Mairie d'honneur - Saint Raphael / Atelier de Lithographie -Atelier de Reliure - Fréjus / Le Smart 2015 Aix en Provence / Art3F Bruxelles 2016/Le Smart 2018- Aix en Provence/


Pour une approche raisonnée  

Il faut du temps, beaucoup de temps, une grande familiarité et longue fréquentation avec l'ensemble de sa production, pour appréhender une œuvre picturale. Peu à peu se dessine l'intention du peintre (parfois même de façon inconsciente) la structure, la cohérence d'une œuvre considérée dans sa globalité.Je distinguerai ( de manière fort subjective) trois lignes de force dans la peinture de Guy Departe qui lui donnent tout son sens et sa puissance persuasive.Trois époques qui ne se suivent pas chronologiquement mais qui se répondent, se font écho, s'interpénètrent, alternent dans le temps, se chevauchent parfois.Une première époque que j'appellerai "peinture magmatique" où de la matière brute omni-présente  se libère des formes qui s'épuisent à advenir au moment même où elles s'effacent " le sujet " sourd de la peinture pour s'évaporer en se déliant (fait ici écho la peinture d'Eugene Leroy par exemple) une sorte de force tellurique sous-tend la peinture, présence/absence obsédante disparue aussitôt entrevue  pour ressurgir ......du maelström.Une deuxième époque que je nommerai "autres lieux" , paysages urbains ou "naturels" entrevus dans l'éclat d'un éclair aveuglant qui dévoile en cachant , " paysages " de lieux incertains et fragiles,  évanescents  : des lieux possibles où vivre ?  Des havres qui appartiennent peut être à une mémoire enfance de l'humanité la plus archaïque.Cette peinture éveille un  écho très  fort sans doute venu  comme les  contes de notre premier âge, d'une connaissance perdue et oubliée........ Enfin dernière époque que je désignerai sous l'appellation "lumières noires" :  blocs, fragments détachés du temps, éclats d'un désastre obscurs venus du plus profond de l'univers, un monde inconnu de nous, trous noirs d'un ailleurs improbable et inaccessible dont la peinture seule peut évoquer l'éclat perdu, et au dessus plane le volatile noir.....l'œil.

Remy Aulne


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